Soudain mes forces défaillirent et je me retrouvai à genoux au sol, contemplant mes mains tachées de sang. Mon cousin réussit à trouver le courage de se relever et me pris par le bras pour sortir du palais. En effet, la garde n'allait pas tarder et nous devions trouver un moyen de quitter la ville. Nous traversâmes les rues jonchées de corps, de gens couraient dans tous les sens, la plupart en pleurs, les autres en colère. Tous pensaient la même chose : Le baron avait envoyé ses soldats pour tuer la population. Nous arrivâmes enfin devant les geôles, desquelles nous fîmes sortir tous les occupants n'ayant aucune raison d'y être et ce fut u terrible choc quand un des villageois m'apprit que ma mère était morte lors du raid sur Héoriel. Devant la panique générale, nombreux sont ceux qui tentèrent de fuir la ville, sous les pluies de flèches des archers cachés sur les hauteurs inaccessibles des murailles. Nous faisions partie de ceux-la. Gweïn esquiva de peu une flèche qui vint se planter dans mon omoplate, je dus alors continuer le route sur son dos. Nous avions faim et étions fatigués, et le destin décida de nous donner une chance de nous en sortir : un cheval sauvage vint à notre rencontre à l'orée des bois et nous permit de fuir jusqu'à Heornaar.




