Début de l'histoire

Début de l'histoire
Haut Elfe de la lignée des princes d'Elgyn, je suis né dans la capitale du pays que gouvernait mon père il y a 3000ans : Altaïs. Mon père, Nathgord, était alors le Prince-Guerrier d'Elgyn, tout comme mon grand-père avant lui, et ma mère, Meënas, était une elfe guérisseuse et servait dans l'armée du royaume. Leur rencontre si fit lors de la Grande Guerre contre les démons d'Haazeel Thorn aux limites de la marche méridionale, et je naquis peu de temps avant la courte période de trêve.
Mon enfance se passa donc sans grand bouleversement, occupé à étudier au château et/ou à m'entraîner au combat à l'épée et au tir à l'arc. Au bout de quelques 500ans naquis ma s½ur, Alegra-O-NWN 48894, et cette naissance transforma mon existence car avec elle se révéla une prophétie qui m'était inconnue et c'est à partir de là que mon père devint étrange. Tout était donc lancé, mon père demanda à ma mère de quitter la capitale et d'aller s'installer dans le village de son frère, dans la forêt d'Heoriel, et des rumeurs se mirent à circuler partout en ville au sujet de mon père et de son appartenance à une confrérie secrète en lien avec les démons et Haazeel Thorn lui-même.
Nous partîmes donc alors, voyageant incognito jusqu'en Heoriel afin de retrouver le frère de ma mère qui devait nous cacher jusqu'à ce que mon père nous envoie des nouvelles... Mais nous n'en eurent jamais... Il partit au front avec l'espoir que ses hauts faits de guerre laveraient les soupçons qui avaient souillé le blason des Princes-Guerriers, mais cette raison je ne l'appris que bien plus tard au cours de mes errances.
# Posté le mercredi 12 juillet 2006 13:31
Modifié le jeudi 13 juillet 2006 04:39

En Héoriel

En Héoriel
Agé de 509ans, ayant atteint la maturité suffisante, je décidai de m'engager dans la milice du village. J'y rejoignais alors Gweïn, mon cousin et par chance nous fûmes tous deux affectés au même service : Les vigie-éclaireurs. Ma s½ur, n'étant encore qu'une enfant, quitta alors le village pour rejoindre Fondcombe où elle commença à recevoir ses enseignements d'Elfe Bénie.
Un matin comme tous les autres, ou du moins le pensais-je, tandis que je venais de prendre mon tour de garde au poste nord-est, Un messager d'Eragon,la grande cité d'Argent à l'est, arriva, soufflant et trébuchant, blessé, jusqu'aux abords de la zone de protection.
Etant seul je dus quitter mon poste en haut de la tour et accourir pour l'aider, le malheureux était mortellement blessé au flanc droit et ces dernières et seules paroles furent « Vous êtes en danger...menace... grande armée...par l'est... ». Je n'ai pas eu le temps de comprendre que déjà Gweïn arrivait en courant m'avertissant que le village était attaqué. Je l'envoya alors chercher du secours auprès de l'armée régulière dont le poste avancé se trouvait non loin au sud pendant que je fonçais tête baissée vers le village, l'arc au poing.
Apres avoir abattu deux hommes habillés de maille sang et charbon je pus me rendre compte qu'effectivement une grande légion d'hommes au teint étrangement pâle et jaunâtre avait envahi le village et tué tous ceux qui ne voulaient pas se rendre. J'ai dû fuir comme un lâche pour ne pas me faire capturer mais j'ai eu le temps d'entendre le commandant de la légion prononcer un discours à ses hommes à propos de leur victoire et de l'extension de leur territoire jusqu'à la baronnie de Moörkher. C'était en fait de la capitale d'Elgyn dont ils parlaient, Altaïs étant placée en réalité au centre d'une vieille contrée appelée jadis Moörkher et gouvernée par un peuple dont même nous ignorons l'origine mais dont l'état d'avancée technologique était flagrant, et dont il ne restait à l'époque que quelques écritures gravées dans différents matériaux étranges et des bâtiments à l'architecture bizarre.
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 13:31
Modifié le dimanche 03 décembre 2006 15:53

La Grande Errance commence...

La Grande Errance commence...
C'est à peu près à cette période que la trêve cessa et que les premières escarmouches eurent lieu loin au sud. Suivant les légions ennemies vers Altaïs, je rencontrai sur mon chemin nombre de villages pillés et de gens mourrant, ce qui ne fit qu'augmenter ma rage...Au fur et à mesure des jours qui suivirent j'arrivais à me fondre dans la masse des détachements de la légion désignés pour les gardes de nuit et en tuai un bon nombre, sans me faire remarquer. Ce ne fut qu'au bout de 12jours de marche qu'ils m'aperçurent et me donnèrent la chasse. Je parvins à leur échapper en me réfugiant dans un village avoisinant. C'est d'ailleurs dans la taverne de ce village que je rencontrai Ninil dont je tombai tout de suite amoureux sans jamais lui avouer. Apres avoir passé quelques jours et quelques nuits dans les parages, à parfaire mon maniement des armes avec Ninil, qui devint ma s½ur d'armes, je me décidai à repartir en direction d'Altaïs pour délivrer ma mère et les autres habitants du village.
Je quittai donc celle que j'aimais en rêvant secrètement qu'à mon retour je pourrai l'épouser. Sur le chemin je recueillis un ph½nix qui m'accompagna durant de nombreuses années.
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 13:32
Modifié le jeudi 13 juillet 2006 04:38

L'embuscade

L'embuscade
Une fois arrivé aux portes de la citadelle, je pus me rendre compte qu'elles étaient étrangement peu surveillées. Je rentrais donc dans la ville, qui passait pour être imprenable, et me dirigeais tout droit vers le palais. Mais le nouveau propriétaire du trône qui fut jadis celui de ma famille n'était pas complètement idiot : Par maints procédés de torture il avait réussi à arracher de la bouche des villageois le nom de l'unique personne qui avait réussi à passer entre les mailles de son filet : Moi, Galathorn fils de Nathgord, héritier direct du trône d'Altaïs. Il avait alors préparé une embuscade dans laquelle, aveuglé par le désir de retrouver les miens, je me suis jeté tête baissée, comme un débutant. Une fois pris au piège de la nasse que formait la légion postée ici pour m'attendre, mon destin fut scellé. On me mit au cachot avec tous les villageois et pour me faire avouer je ne sais quelles ignominies, on me fit battre et torturer. Cela dura environ trente jours. Au bout d'un mois, la douleur était si intense que je fis exploser ma rage, et dans un effort qui me sembla surnaturel, je brisai mes chaînes et enfonçais la porte de ma cellule. Une fois sorti de celle-ci, tuer l'unique gardien de nuit ne fut pas difficile, pas plus que de retrouver mes armes et mon ph½nix, enfermés dans un débarras juste a coté. Une fois mes fidèles dagues dans les mains, je partis en courant vers le palais, où je projetais de tuer le Baron de Moörkher. Pris dans un élan de folie, je ne me rendis même pas compte que sur toute la distance qui me séparait de l'entrée de la demeure royale je fis couler le sang, dans le feu de ma rage, de toute personne croisant mon chemin : soldats ou badauds, bourgeois ou clochards, hommes ou femmes, vieillards ou enfants... Ce que je fis cette nuit fut impardonnable...
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# Posté le mercredi 12 juillet 2006 13:33
Modifié le jeudi 13 juillet 2006 04:41

Avant de partir...

Avant de partir...
Ma première idée en arrivant dans le Grad'Haliel, le grand hall du palais, était de foncer dans la chambre du baron... Mais des cris provenant de la salle du trône me firent changer d'avis rapidement. Quels ne furent pas ma surprise et mon dégoût quand, regardant au travers de l'entrebâillement de la porte, je vis cette immonde pourriture en train de copuler sur MON trône, tandis que SON bourreau exécutait les membre de MA famille sous SES yeux ! Ma colère atteignit alors un sommet que nul ne peut imaginer. J'enfonçais la porte et me ruai sur le bourreau avant qu'il ne puisse abattre sa hache sur le cou de Gweïn. Ma dague droite lui trancha la gorge tandis que la gauche découpait les liens qui enserraient les poignets de mon cousin. Je me suis alors tourné vers le Baron et sa greluche qui, dans la plus grande stupéfaction, étaient tombés au sol, à moitié défroqués.
Mon regard était sans équivoque : il DEVAIT mourir. Je me suis alors lancé sur eux, dague au poing, et les ai éventrés puis décapités. J'étais couvert de sang, le marbre de la salle l'était également. En me relevant, je vis le regard effrayé de mon cousin, il paraissait ne pas me reconnaître...Et il avait raison... La haine avait durci les traits de mon visage et tout ce sang me rendait presque méconnaissable.
# Posté le mercredi 12 juillet 2006 13:34
Modifié le jeudi 13 juillet 2006 04:43